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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 16:16

18h : Avec Carole, nous récupérons Jean-Luc sur le parking du péage à Villefranche, direction Lyon et son palais des sports.
Arrivée sans encombres à Lyon et nous trouvons miraculeusement une place tout près de l’entrée car le parking semble déjà bien plein.
A peine descendu de voiture, nous tombons sur Yann et Jean-Philippe qui attendent Gilbert. Le moral a l’air bon. Il faut car pour eux c’est 68 km qui s’annoncent.
Nous les quittons rapidement car les navettes pour St Etienne attendent.
Nous entrons dans le Palais des Sports de Gerland. Certes il devient un peu vieillot mais c’est toujours beaucoup d’émotions d’y venir : souvenirs de premiers concerts ou de victoire en Coupe Davis.
Nous retirons les dossards sans problème : pas de files d’attente interminables comme l’année dernière à St Etienne. Et puis, flotte une atmosphère sereine dans cette grande salle, bien différente du brouhaha du parc des Expos de St Etienne et son assourdissant speaker.
Quelques minutes plus tard, nous retrouvons Stéphane et Eric, des Mille Pattes de Mâcon, déjà installés dans les gradins.
Carole nous laisse à notre sort de coureurs. Elle a préféré l’option fiesta sur Lyon, plutôt que « j’en bave à la frontale » !
Après une petite collation et quelques échanges sur nos différentes angoisses vestimentaires relatives à la course, il est déjà grand temps de rejoindre les navettes. Beaucoup sont déjà pleines mais nous trouvons un bus avec 4 places assises, les uns vers les autres.
La longue procession des bus s’ébranle dans Lyon direction Ste Catherine. Ce doit être impressionnant de les voir passer. D’autant que nous sommes escortés !
Brignais, Mornant, St Maurice sur Dargoire et finalement Ste Catherine. Le trajet n’aura pas été long. Je connais bien cette région pour y venir souvent. Je ne suis pas en terre inconnue.
A la descente du bus, l’amplitude de température entre l’extérieur et le chauffage de la navette nous saisi. Ce sera la seule fois où nous aurons froid.
La pluie continue de tomber. Ce n’est pas forcément bon signe, même si l’on s’attend à patauger un maximum tout au long des 42 kms.
Nous arrivons aux tentes de départ (qui serviront de ravitaillement aux coureurs de la SaintéLyon et aux relais).
Jean-Luc a faim, il en profite pour se ravitailler un peu. Il est 22h15.
Encore quelques minutes et l’on nous appelle sur la ligne de départ. La pluie redouble.
Et comme souvent dans ces cas là, on nous fait patienter sur la ligne. Le départ se fera à 23h04.
Ça y est, nous sommes partis pour quelques hectomètres roulants pour se mettre en jambe.
Stéphane part fort, je suis derrière avec Eric (nous avons le même niveau) et roulons à 13 – 13,5 km/h pour nous dégager de la masse. Jean-Luc n’est pas loin derrière.
Il nous avait prévenu qu’il partirait prudemment.
Les premières pentes du bois d’Arfeuille sont sous nos pieds. Pas facile de se suivre en pleine nuit avec une frontale. J’appelle Eric qui me répond quelques mètres derrière. Tout va bien.
La montée se passe bien. Seuls mes intestins ne sont pas heureux de participer à cette course et me le font bien sentir.
Au moment de la bascule au sommet pour une longue descente, j’appelle une nouvelle fois Eric, pas de réponse. Je réitère sans succès.
Nous ne ferons pas le parcours ensemble. Eric n’était pas dans un bon jour et a préféré gérer.
Je me lance prudemment dans la descente et remonte petit à petit quelques coureurs. Le sentier est boueux et les pierres très glissantes.
La montée de St Genou s’annonce plus raide. Moins longue, mais plus de pourcentage.
J’attaque prudemment.
Nous passons un ravitaillement très mal indiqué. Beaucoup ne le verront même pas car il faut se retourner dans un virage pour l’apercevoir. Je ne m’arrête pas.
En haut nous attend un invité de dernière minute : le brouillard.
Il nous accompagnera quelques kilomètres. Tout comme m’accompagne de plus en plus ce foutu mal de ventre.
La descente est très roulante et alterne entre sentiers et bitume.
A quelques hectomètres de Soucieu (2ème ravito), j’abdique, mon ventre se tord de douleur. Il me faut trouver un petit chemin de traverse rapidement. J’éteins la frontale pour ne pas être repéré.
Je reprends la course, j’ai perdu quelques places chèrement gagnées (un vieux réflexe de coureur sur route) : pas grave.
A ce moment, j’ai une pensée pour tous ces bénévoles qui vont passer la nuit dans un gymnase pour les mieux lotis au carrefour d’une route tous feux allumés pour d’autres. Merci car sans vous cette course magnifique ne serait pas possible.
Nous sortons de Soucieu. Le tracé est différent de l’année dernière. Je ne reconnais plus les lieux.
Montée sur Chaponost. Sur un raidillon, ils ont empierré récemment. Les pieds se défilent, nous n’avons pas de prise au sol.
Une seconde d’inattention, je mets le pied sous une racine et tombe lourdement sur mon genou gauche. Un juron sort inévitablement (putain de bordel de merde de trail à la con !) J’ai mal sur le coup mais repars. Le genou est chaud, la douleur s’estompe.
Cette montée qui aurait dû être une formalité devient du coup pénible.
Sur les crêtes, les premières lumières lyonnaises apparaissent.
Mon ventre me laisse enfin tranquille. En même temps, je ne lui fait plus de misères. Je ne bois que quelques gorgées d’eau de mon Kamelback de temps à temps. Rien de solide. Rien ne passe.
Arrivée sur Beaunant et sa fameuse côte. Je décide prudemment de monter en marchant pour ne pas m’épuiser inutilement. Dès que la pente est moins raide, je reprends ma course.
Le chrono me donne le moral (oui toujours un réflexe de coureur sur route). J’essaie d’appréhender mon temps à l’arrivée. J’étais parti sur un chrono prudent entre 4h et 4h30.
Apparemment je suis mieux.
En haut de Ste Foy, nous basculons vers l’arrivée. Il reste entre 8 et 9 kms. Un profil parfait pour un marathonien. Bitume et mental. Tout ce qu’il me fallait pour terminer.
Je remonte des coureurs qui ont de sérieux coups de fatigue.
Arrivée sur les quais de Saône. La fin sera toujours une purge. Parce que c’est la fin et que c’est difficile mais aussi parce que l’arrivée n’est pas fun !!! mais il faut bien arriver quelque part.
Les derniers kilomètres sont avalés à 12 – 12,5 km/h.
Je reprendrai 21 places.
L’émotion à l’arrivée est intacte. Les lumières du palais des sports sont là, à portée.
Dernier virage et entrée dans la salle encouragé par le speaker !!! ça prend toujours les tripes. Et fort heureusement les miennes vont mieux !
Au final, 3h49 pour ces 42 kms, 70ème au scratch et 24ème en VH1. Je ne pouvais pas demander mieux.
Stéphane est là qui m’attend (presque déjà douché). Il est 20ème en 3h24. Ça calme !
Jean-Luc arrive quelques minutes après moi en bonne forme. Il a bien géré. 4h05 et 142ème.
Eric, lui arrivera plus tard. 4h17. Sa course se sera transformée en galère. Cheville tordue, chutes… la galère du coureur dans un mauvais jour quoi !
Seul bémol à mon arrivée, Carole qui doit toujours être en train de danser. Elle pensait que je mettrais plus longtemps. Elle nous rejoint quelques minutes après et nous annonce qu’elle fera cette SaintExpress l’année prochaine !!!
A suivre…

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commentaires

azria 13/12/2011 16:48

félicitations!!!finalement la pluie ne t'a pas dérangé!!!

jean-luc 13/12/2011 09:38

Carole t'es un amour!

Carole 12/12/2011 21:28

Je me permets d'ajouter une petite annecdote...
Alors que je prenais le périph pour rejoindre ma "surprise party" pendant que les gars couraient, Régis m'a appelée demandant que je fasse demi tour car Jean-luc avait oublié son ravitaillement
dans la voiture!!!! et ben Bravo!!!!!

jean-luc 12/12/2011 16:32

Ca semble annodin mais Régis fait quand même 70 sur 1600.
Respect!

Jérôme 11/12/2011 20:36

Bonne recup à vous tous.

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